Les CFO sont appelés à évaluer la valeur des investissements en RH, qualité, marketing et technologie

Qu’il porte le titre de CFO (Chief Financial Officer), VP Finance ou Directeur des finances, celui ou celle qui occupe ce poste a vu son pouvoir augmenter significativement au cours des dernières années dans nos organisations. Le magazine The Economist a d’ailleurs sacré 2009 comme année des CFO. Cette publication renommée voit ce poste de direction comme étant celui qui orientera le plus les entreprises pour les aider à sortir de la récession. Toujours selon ce périodique, les personnes qui occupent ce poste sont les mieux positionnées pour s’assurer dans l’avenir que la valeur est présente dans tous les processus de nos organisations. Une autre recherche suggère que le CFO est plus directement impliqué dans diverses fonctions auxquelles il n’est normalement pas associé. Par exemple, une recherche de Gartner prouve que des exécutifs tels que les directeurs de l’informatique ou CIO (Chief Information Officer), ainsi que les directeurs ou vice-présidents des ressources humaines se rapportent de plus en plus au CFO.

La montée en grade des responsables de la fonction finance s’explique par le fait que les présidents d’entreprises essayent désespérément de comprendre la valeur de plusieurs de leurs dépenses. Ils sont conscients du fait que l’évaluation du ROI ne doit plus se limiter aux investissements en capital pour des équipements ou autres actifs immobiliers. Pour preuve, seulement 15% des dépenses des compagnies sont réellement des dépenses d’investissement. En fait, la plupart des dépenses concernent les ressources humaines, la qualité, le marketing et les technologies. Par conséquent, il est devenu logique pour le président de demander l’aide du CFO pour démontrer la valeur des dépenses non capitalisées. Pour beaucoup de sociétés, la dépense la plus importante est associée aux ressources humaines. Pourtant beaucoup de cadres ne savent pas la valeur de leurs investissements en termes de capital humain. Lire la suite

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Pourquoi mettre en place des outils de mesure et de contrôle de la performance de vos formations?

En réponse à une discussion sur un forum de Viadeo:

Bonjour,

Je tiens à me joindre à cette discussion des plus intéressantes pour vous faire bénéficier de mon expérience à titre de CRP ou Certified ROI Practioner (CRP) du ROI Institute aux États-Unis.

D’abord, je tiens à préciser que l’Amérique du Nord vit une situation similaire à celle de l’Europe en termes d’évaluation des activités et programmes de formation. C’est-à-dire que très peu d’organisations évaluent systématiquement leurs activités de formation. De plus une infime partie ont adopté une méthodologie structurée d’évaluation de la performance telle que celles proposées par Phillips et Kirkpatrick.

Toutefois, cette situation évolue très rapidement, car nos organisations réalisent qu’elles doivent mettre en place des outils de mesure et contrôle comme elles l’ont fait en ce qui a trait à la finance, la comptabilité, la qualité, la production manufacturière, pour ne nommer que ceux-là. Les présidents et autres dirigeants d’entreprises et organismes publics exigent de plus en plus des comptes. Ils veulent d’abord s’assurer que les programmes de formation mis en place sont alignés sur les objectifs d’affaires de leur organisation. Ils souhaitent ensuite connaître les impacts réels des formations réalisées. Enfin, lorsqu’une activité ou un programme de formation représente un investissement majeur ou s’avère stratégique (5 à 10 % des formations tel que préciser précédemment par M. Pottiez), certains dirigeants exigeront une évaluation structurée et crédible du retour sur investissement.
Cela étant dit, il est clair que toute équipe responsable de la gestion des activités de formation devrait mettre en place au moins quelques outils de contrôle afin de s’assurer que l’organisation ne dépense pas à tort et à travers des sommes qui une fois additionnée apparaissent comme colossales.

Pour terminer, je tiens à vous laisser sur cette réflexion. Croyez-vous que l’être humain à plus de valeur qu’un boulon fabriqué dans une usine ou une colonne de chiffres apparaissant dans un rapport financier. Si c’est le cas, pourquoi ne pas accorder la même importance aux employés et s’assurer que les argents investis donnent véritablement les résultats escomptés.

Louis Larochelle
Vice-président Services Professionnels
Talentuum